lundi 20 avril 2009

The Feeling of Love

Si vous êtes adepte du son cold wave et des ambiances grisâtre indus' façon Joy Division, vous aimerez sans doute The Feeling of Love. Un clavier, une guitare et une batterie qui vous font plonger dans les profondeurs abyssales d'accords électriques.
Plus d'infos sur leur Myspace http://www.myspace.com/thefeelingoflove
Morceaux choisis lors de leur concert vendredi dernier au centre culturel Barbara de la Goutte d'Or, à Paris XVIII.

mardi 14 avril 2009

**SoukParty**

Nouveau lieu, nouvelle programmation et toujours le même succès. Samedi 11 avril, SoukMachines renouvelait l'opération du Loft 66 mais cette fois-ci à la petite rockette, une ancienne école devenue squatt d'artistes dans le XIe à Paris.


Le lieu a pu accueillir, le swing manouche de Malice, le rock sous influence électro de Pollux from Rio, le hip hop électro du Belge Tom De Geeter et du Suédois Markus Graap de Zucchini Drive découvert sur le label 2nd Rec., sans oublier pour clôturer la soirée l'afrobeat de Café Crème qui a essémé sa bonne humeur et enflammé le dancefloor.


Et puis les squatteurs ont pu admirer le coup de pinceau de Sixo et Loeilpartoo.





Pollux From Rio


Zucchini Drive

lundi 30 mars 2009

Die-In, la Sorbonne se couche

Au bout de neuf semaines, la mobilisation du corps enseignant ne faiblit pas. Et histoire de ne pas devenir transparents médiatiquement, ils redoublent d’originalité pour mettre en place leurs actions. Lecture de la Princesse de Clèves, marche des Obstinés autour de l’Hôtel de Ville, de jour comme de nuit, et vendredi dernier sur la Place de la Sorbonne, un die-in pour symboliser la mort de l'Université française.

samedi 28 mars 2009

Flash sur le graff'

Alain-Dominique Gallizia, architecte français et fan de graff’ à ses heures perdues, a décidé d’exposer, au Grand Palais, les 300 toiles de graffeurs du monde entier pour inscrire cet art urbain et éphémère dans l’éternité.




« Le tag disparaît et le graff apparaît dans les galeries d’A.R.T spécialisées… », scandait Alliance Ethnik sur les bandes Fm, dans les années 90. Une dizaine d’années plus tard, la prophétie se serait-elle accomplie ?

La galerie sud-est du Grand Palais est squattée par la collection privée d’un grand amateur de cet art de rue, Alain-Dominique Gallizia. L’exposition, intitulée T.A.G., repose sur un concept de double unité : un format identique (une double toile horizontale de 60 x 180 cm) pour les 150 artistes à travers le monde qui ont participé au projet, et un même thème la signature à gauche et un sujet libre sur l’amour à droite.

L’architecte français a souhaité avec ce projet inscrire cet art éphémère dans l’éternité et afficher l’évolution, les différents courants et influences qui perpétuent le graffiti depuis les premières lettres inscrites sur les murs de New York dans les sixties. Des Etats-Unis au style old school avec Taki 183, en passant par les incontournables français l’Atlas, Alexone sans oublier la nouvelle vague venue de Corée avec Reach ou du Brésil avec Nunca, T.A.G. propose une palette comparative de cet art urbain sur plus de trois générations.

La rumeur souffle que quelques grands noms ont refusé de participer au projet rejetant le concept. Alors à vous de juger : reconnaissance du graff’ par les grandes institutions culturelles parisiennes ou perte d’identité de l’art né dans les rues ?

T.A.G, galerie sud-est du Grand Palais, Paris VIII
Du 27 mars au 26 avril2009
Tarifs : 5 euros et 3 euros en tarif réduit.







samedi 21 mars 2009

A fleur de peau

Après Marseille et plus de 30 millions de visiteurs à travers le monde, l’exposition Our Body, à corps ouvert, qui a fait couler beaucoup d’encre, s’installe à Paris, à l’Espace 12 Madeleine.

L’Espace 12 Madeleine accueille jusqu’au 10 mai l’exposition qui a déjà fait le tour du monde Our Body, à corps ouvert. Taxée de voyeuriste et d’immorale, l’exposition n’en finit pas de faire parler d’elle.
A l’idée d’entrer et de zigzaguer entre des organes et des cadavres d’hommes, la curiosité se mêle à l’appréhension. Quelle réaction va susciter la rencontre avec ces corps écorchés vifs ?

L’exposition se divise selon six grandes thématiques : le système musculo-squelettique, le système nerveux, le système uro-génital, le système digestif, le système respiratoire et le système cardio-vasculaire, qui mettent en relief chacun des organes concernés.
Chaque salle présente sous vitrine les organes, les muscles ou les os correspondant à la thématique exposée. Le tout « illustré » grandeur nature par les cadavres de Chinois dépecés et découpés afin de laisser apercevoir les fonctions anatomiques de chaque élément.
Ces corps ont été traités selon le procédé de plastination qui consiste à remplacer les fluides corporels et les graisses par de la matière plastique durcissante. Ce travail peut demander plusieurs milliers d’heures de travail pour un modèle.

Si le but affiché de Our Body, à corps ouvert est la pédagogie et l’accès à tous aux secrets de l’anatomie humaine via de vrais corps humains, il semble difficile d’imaginer une classe d’enfants de huit ans déambuler entre les corps humains dépecés ou coupés en fines tranches de deux centimètres de large.
Les informations dispensées sur le fonctionnement des organes au cours de la visite sont assez basiques. Et le doute est de mise quant à imaginer que ces notes informatives ont été ajoutées pour justifier d’une telle démarche artistique.

Car rappelons qu’une polémique existe autour de Our Body, à corps ouvert. Celle de la récupération des corps au sein des prisons chinoises sans l’accord préalable des prisonniers. Une rumeur à laquelle l’exposition fait face en indiquant dès les premiers mètres de la visite cette note : « Chacun des corps provient des universités, des institutions médicales chinoises et de dons de Chinois, dans le respect des lois en vigueur. »
Impossible pourtant d’appréhender la visite sans penser que ces corps mis à nus et exposés aux yeux de tous ne sont pas de simples mannequins qui n’ont peut-être pas choisis de faire la tournée des musées internationaux.
Difficile alors de regarder ces cadavres droit dans les yeux sans se sentir mal à l’aise.
Our Body, à corps ouvert, jusqu'au 10 mai
Espace 12 Madeleine, boulevard de la Madeleine
Tarif : 15, 50 euros

dimanche 15 mars 2009

A corps et à cris


Jeudi 12 mars, la galerie Issue, à quelques rues de Beaubourg, recevait Take et Aymeric Hainaux pour une session Beat Box expérimentale.


Jeudi 12 mars, la galerie Issue, rue Quincampoix, en plein cœur de la capitale, accueillait Take et Aymeric Hainaux pour une petite session de beat box, en toute simplicité.
Inconsciemment, la beat box est souvent assimilée au mouvement hip hop. Hier soir, à la galerie Issue, Aymeric Hainaux a prouvé que la beat box était bien transgenre, inclassable, en s’engouffrant dans une voie expérimentale.

Sur le site www.unpoisson.com et sur le myspace de l’artiste aux plusieurs casquettes -et oui, Aymeric maîtrise aussi bien ses cordes vocales que le crayon- on peut lire ces quelques mots qui résument bien son approche : « Comment dans un espace donné ou pendant de longues marches, le corps peut s'impliquer dans l'expression d'un son, d'une énergie ? »

Jeu de souffle et de respiration, sons calqués sur ses gestes, interaction avec le public, quelques notes d’une boîte à musique, accords atmosphériques d’une guitare électrique, sans oublier les échos samplés en boucle par son comparse Take, les deux acolytes proposent ici plus une performance qu’un simple concert.
Aymeric Hainaux donne le sentiment de vivre et de ressentir chaque son qu’il produit avec ses cordes vocales. Son corps se contorsionne, se replie sur lui-même, il s’accroupit ou encore tape brutalement des pieds.
Au fil des sons et des émotions transmis par le performer, le public retient son souffle, sourit, participe à son jeu de scène sans jamais le quitter des yeux.
Sa prestation s’apparente, à certains moments, à une mise en scène chorégraphiée voire à du théâtre.

Pour ceux qui n’étaient pas présents à la galerie Issue, jeudi, séance de rattrapage le 28 mars à l’Espace en Cours dans le XXe arrondissement. (http://www.myspace.com/aymerichainaux)

mardi 10 mars 2009

Des bijoux à croquer !





A l’occasion de la première vente privée de Mademoiselle Chef sur Paris, Mynewspepper est allé rencontrer celle qui est à l’origine de ces bijoux fantaisies : Marième Niang.
Pas de panique pour celles qui ne sont pas sur Paris, Mademoiselle Chef devrait bientôt avoir son propre site de vente sur Internet.



Commençons par le début, donne-nous des infos sur toi…
Pas évident de parler de soi ! Que dire, j’habite en région parisienne, je vais bientôt avoir 26 ans… Je suis diplômée d’un Master 1 d’arts plastiques et je puise mon inspiration dans l’univers kawaii c’est pourquoi je compte bien un jour me rendre au Japon ! Les expressionnistes abstraits m’inspirent également.
Plus qu’une artiste je me définis plutôt comme une créatrice. Je réalise des bijoux de façon régulière depuis près de deux ans maintenant, sous la marque Mademoiselle Chef.

Parle-nous de tes bijoux …
Ludiques, colorés, gourmands et chics sont les adjectifs qui les définissent le mieux. « La pâtisserie à la française » et les « dinos parades » sont les thèmes favoris pour mes collections. Sans oublier d’autres petites fantaisies annexes !
Je travaille essentiellement la pâte polymère et les métaux non précieux, mais de temps en temps, une petite perle un peu rare vient faire la différence.
A la base, il n’y a pas d’idée précise. Juste une envie de me faire plaisir et de faire plaisir aux gens avec un support autre que la photo ou la peinture.


Comment s’est déroulée ta première vente privée ?
Je suis satisfaite de cette journée (ndlr : samedi 7 mars 2009). Mon seul regret est de ne pas être assez surprise par mes clientes qui se tournent toujours vers les mêmes bijoux !
Ce format de vente est intéressant car il permet une proximité avec les clientes. Elles ont l’impression de faire partie d’un cercle privilégié, d’être chouchoutées.
Je pense en organiser une autre d’ici la fin du mois de mars ou début avril. Je prépare d’ailleurs de nouveaux bijoux à cet effet.


Tes projets à venir ?
Je travaille actuellement sur les maquettes de mon site Internet qui me permettra de vendre par correspondance mes bijoux. De Tokyo à L.A tout le monde pourra porter du Mademoiselle Chef !
Le but est d’élargir ma gamme est de toucher un maximum de monde, c’est pourquoi je réfléchis à une collection homme, mais rien est fait. Je ne souhaite pas faire n’importe quoi histoire de dire que les hommes, aussi, sont concernés par ce que je fais ! Les femmes sont déjà difficiles à satisfaire.




lundi 2 mars 2009

**Kawaii Hip hop**

La huitième édition du Juste Debout s’est déroulée dimanche 1er mars à Paris Bercy. La manifestation internationale de danse a permis de découvrir deux petites japonaises âgées de 10 et 12 ans qui s’affichent d’ores et déjà comme la relève prometteuse de la danse hip hop.



Dimanche 1er mars, Bercy s’est transformé en un temple de la danse hip-hop pour accueillir le Juste Debout 2009.
12.000 personnes sont venues vibrer et admirer les performances des danseurs de Hip hop, de House, de Poppin, de Lockin et d’Experimentale. Plus de 10 heures de danse non-stop. Dans le cadre de la compétition sur la piste centrale, dans les allées, dans les gradins, dans la salle d’entrainement voisine, les battles s’enchaînent au rythme des sons balancés par les D.J.
La danse hip hop est élevée au rang de religion...

Cette année deux petites merveilles se sont faites remarquées sur le parquet du Juste Debout 2009. Agées seulement de 10 et 12 ans, Maika et Kazane, deux petites japonaises, ont su se frayer un chemin jusqu’à la finale où elles ont échoué dignement contre les deux Français, Dy et Steve, devenus champions.
Attitude, look, rythme et technique, elles ont quasiment tout. Sauf, évidement, l’expérience qui leur a sûrement coûté la victoire. Elles ont séduit tout Bercy qui leur a offert plusieurs standing ovation au fil de la compétition. Autre fait assez rare pour le noter, Maika et Kazane amènent un peu de féminité sur le sol du Juste Debout. Malgré leurs jeunes âges, ces deux poupées kawaii ont su s’imposer, sans jamais se démonter, face à des candidats masculins imposants par leur talent et leur taille.

Découvertes pendant les présélections japonaises, elles appartiennent au crew "Les Enfants du Pays du Soleil Levant", quatre danseuses de 16 ans, 15 ans, 12 ans et 10 ans. La relève est déjà là et elle s’annonce très prometteuse.


Petite sélection de photos...

Et on commence avec le crew "Les Enfants du Pays du Soleil Levant".

Quart de Finale de Popping



Quart de finale de House

dimanche 22 février 2009

**SoukSouk Party!!**

Samedi 21 février, l’association SoukMachines a squatté, de 20 heures à 2 heures du matin, le Loft 66, à Paris XX. Au menu, musique et live painting, agrémentés de quelques hotdog pour les plus affamés. Au total, ce sont plus de 400 personnes qui se sont pressées à l'entrée du Loft. Un joli succès dû à la programmation de la soirée qui n'a pas lésiné avec la qualité.

Les festivités ont commencé sur les sonorités électro de Ecoplan. Subititle, rappeur indé made in L.A, a pris la suite, imposant son style et a accueilli pour deux morceaux Tez, beat boxeur, originaire lui aussi de LA, mais version plus petite : Laval.

Pashly a enchainé avec une performance mêlant electro, voix de crystal et influences eighties, soutenue par du VJing. Le trio Gablé, révélation des dernières Transmusicales, a enflammé la salle qui était alors pleine à craquer.

La soirée s’est terminée, dans la salle attenante, sur le tirage au sort de la tombola qui mettait en jeu l’œuvre réalisée tout au long de la soirée par les quatre artistes : Lunkie, Hick, Sixo et LoeilPartoo.


Victime de son succès, SoukMachines devra penser à investir une salle encore plus grande. Après la Miroterie, le Loft 66, le Stade de France est pour bientôt !


Petite sélection de photos pour ceux qui n’étaient pas présents…



Focus sur LaChapelle

Le musée de la Monnaie rend la monnaie de sa pièce au célèbre photographe américain David LaChapelle, jusqu’au 31 mai. Au programme Star System, omniprésence du divin au quotidien, dénonciation de la société de consommation …

David LaChappelle dépoussière le musée de la Monnaie, à Paris, et s’installe dans les salons d’une des plus vieilles institutions françaises pour une expo rétrospective de ses œuvres jusqu’au 31 mai.
A travers les 200 photographies présentées, le public découvre la complexité de l’artiste pop par excellence, reconnu en 1996, comme le meilleur photographe de l’année par la revue française Photo ainsi que American Photo magazine.
Baroque, pop art, porno chic, David LaChapelle transcende les genres et se les réapproprie pour brosser un portrait caricatural et ironique de la société dans laquelle nous évoluons.

Star System
Pop, trash, surréaliste, flashy sont autant de qualificatifs qui peuvent décrire son travail. En 1982, alors âgé de 19 ans, il travaille pour Andy Warhol, rédacteur en chef à l’époque du magazine Interview, qui lui commande ses première photos de nus. Cette rencontre va le marquer définitivement.
Aujourd’hui, le photographe américain a shooté toutes les plus grandes icônes pop de leur époque : Madonna, Pamela Anderson, Marilyn Manson, Leonardo DiCaprio, Naomi Campbell, David Bowie, Tupac, Paris Hilton, Jude Law, Gael Garcia Bernal, Bjork, Uma Thurman, et la transexuelle Amanda Lepore qu’il présente comme sa muse. Ces visages médiatiques, il les met en scène de façon à faire passer un message.
A travers les thématiques Star Sytem ou Excess, LaChapelle exprime, sans jamais tomber dans le moralisme, l’aspect narcissique et exhibitionniste des personnages publics. Ou encore, il réinterprète le glamour en affichant, presque grandeur nature, les vices et obsessions des stars. Il aborde fantaisie et inclinaisons sexuelle, exhibitionnisme et attitudes violentes, indiquant ainsi comment les excès sont étroitement liés au désir d’assurance de soi-même.
La volonté du photographe de toucher un maximum de public l’inscrit également comme un artiste pop.

Divin
Il s’attaque aussi au consumérisme de masse. Il dépeint la course à la consommation avec un attachement effréné aux biens matériels ainsi que la chute des valeurs universelles telles que l’alliance entre le peuple et la piété à travers Deluge, dernière série de photos inspirées du déluge universel de Michel-Ange dans la Chapelle Sixtine. Un sujet qu’il avait déjà parcouru, fin des années 90, avec Consumption ou Accumulation qui dénoncent la recherche du bien-être par la volonté d’acquérir, de collectionner des objets de façon névrotique et qui mène à la perte de l’individu.

Aucun tabou ne freine celui qui a réalisé des clips pour Britney Spears, Gwen Stefani ou Christina Aguilera ou encore le film documentaire Rize sur le crump. Il s’autorise, avec Meditation, à parler de la présence à tout moment du quotidien du divin, et donc de la présence inéluctable de la mort.

Le style LaChapelle : zéro règle. Ne pas barrer le chemin de la créativité et s’autoriser à parler des sujets qui l’habitent. Il offre, au plus large public possible, le regard qu’il pose sur notre société en la mettant en scène de façon ultra chiadée et colorée. Il suscite via son imagerie personnelle du monde une réflexion sur notre comportement et nos aspirations.


Musée de la Monnaie,
11, quai de Conti Paris VI
L’exposition David LaChapelle est ouverte tous les jours de la semaine de 10h30 à 19h30
Nocturnes le lundi et vendredi jusqu’à 22h
Tarifs Entre 8 euros et 12 euros.

vendredi 13 février 2009

Les "Têtes chercheuses" passent à l’action

Mardi 10 février, les enseignants-chercheurs ont manifesté leur colère face à la loi menée par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse. Cette fois-ci les syndicats étudiants avaient rallié la cause pour défendre les statuts et la formation des enseignants-chercheurs. Un bras de fer idéologique qui n’est pas près de s’arrêter puisque chaque semaine est l’occasion d’organiser des actions pour le corps enseignant.



S’ils se font plutôt discrets, d’habitude, cachés derrière leurs bouquins ou derrière un amphi bondé d’étudiants, les enseignants-chercheurs (EC) donnent de la voix depuis quelques semaines pour protester contre le projet de décret Pécresse. Le 5 février dernier, ils étaient quelques milliers à manifester. Mardi 10 février, le mouvement a pris de l’ampleur grâce à la cohésion des syndicats étudiants. Selon les sources, entre 17.000 et 50.000 manifestants ont défilé entre le Panthéon et l’Assemblée nationale, malgré un temps pluvieux.

Abrités sous des parapluies, les EC et leurs sympathisants n’ont pas hésité à brandir des banderoles fustigeant la réforme voulue par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. On pouvait lire ici et là « Pécresse Détresse », « La Recherche en danger » ou encore « Enseignants chercheurs d’emploi ».

Chaque semaine est l’occasion pour le corps universitaire d’organiser des actions, tout en prenant soin de ne jamais bloquer l’entrée des facs. Prochain rendez-vous, jeudi 19 février. Une mobilisation qui n’est pas prête de s’arrêter, tant qu’ils n’auront pas eu gain de cause : le retrait des projets de décret.

Ils expriment leur ras-le-bol d’être considérés comme des planqués, et de constater toujours un peu plus d’insécurité dans un parcours professionnel déjà incertain. Car avec la réforme Pécresse il s’agit bien de mettre à mal la carrière des universitaires.

Primo, la formation et les concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés sont dans la ligne de mire. Elle remet en cause l’accès de tous les étudiants aux concours de l’enseignement et la formation professionnelle des futurs enseignants.


Savoir contre rentabilité
Secundo, le statut des enseignants-chercheurs est attaqué. Plus d’heures de cours et moins de recherche au compteur, si celui-ci ne possède pas à son actif un nombre de publications requises. Pourtant ce genre de travaux ne devrait pas être soumis aux lois de rentabilité et de productivité.

Il s’agit ici de connaissance et de savoir. C’est bien grâce à ses recherches, à ses heures passées à lire et analyser les travaux qui ont été effectués dans son domaine, que l'EC peut dispenser des cours de qualité aux étudiants.
Et bien entendu, il faut également lire entre les lignes : suppression de postes. Qui dit plus d’heures de cours pour un enseignant, dit un non renouvellement des départs à la retraite.

Sans compter que le président d’université se voit doter de plus de pouvoirs et qu’il est, au vue de cette réforme, la personne qui décide de l’affectation ou non d’un enseignant et de l’attribution de primes. Une dérive qui pourrait coûter la carrière de certains EC en désaccord avec leur président d’université.

Plus qu’un enjeu personnel pour chacun des EC, il s’agit bien ici de défendre un modèle éducatif accessible pour tous dans des conditions respectables et respectueuses aussi bien pour les enseignants que les étudiants. Or avec cette réforme, ce n’est pas uniquement l’enseignement supérieur qui est touché mais l’ensemble du système qui est mis à mal par un simple effet de dominos. Les EC forment les professeurs du secondaire qui éduquent, eux, les collégiens et lycéens.
Un combat idéologique dans lequel le gouvernement pourrait y laisser quelques plumes si le bras de fer se prolonge.

mardi 3 février 2009

Atmosphere

Un an après Control d’Anton Corbijn, Grant Gee offre aux fans de Joy Divison un documentaire d’une heure et demie sur le groupe. A méditer en ce moment même dans les salles obscures.

Présenté vendredi 30 janvier lors de la nuit Zébrée de Nova, à la Bellevilloise, Paris XX, le documentaire - en salle actuellement- offre un point de vue plus large sur l’histoire des quatre gars de Manchester. Il met en corrélation leur ville natale et leur son "cold wave" inimitable. Sans la précarité ambiante de la ville industrielle dans les années 70, Joy Division n’aurait pas appréhendé dans le même état d’esprit l’écriture et la production de leurs deux albums : Unknown Pleasures et Closer.

Moins centré sur le très charismatique leader Ian Curtis, suicidé en 1980, Grant Gee, récidiviste des documentaires sur les groupes phare du rock, donne la parole à tous ceux qui ont contribué à l’aventure post-punk Joy Division. Avec quelquefois une pointe d'émotion dans la voix, les trois rescapés, qui donneront naissance par la suite à New Order, emblême de la new wave, racontent les anecdotes sur la naissance du groupe jusqu'au suicide de Ian Curtis.

On retrouve pêle-mêle les membres du groupe Bernard Sumner, Peter Hook et Stephen Morris, la maîtresse de Ian Curtis Annick Honoré, leur photographe Anton Corbijn, leur manager Rob Gretton, des journalistes, des fans…
C’est un bon complément au biopic Control, qui avait été réalisé par Anton Corbijn selon une esthétique sombre et romantique propre au personnage central : Ian Curtis.

lundi 2 février 2009

The Dream is the Solution

Jeudi 29 janvier, à 19 heures, l'association le M.U.R accueillait Loeilpartoo et Sixo pour le collage de leur affiche de 8X3, à l'angle des rues St-Maur et Oberkampf, à Paris XI.

Une quinzaine de personnes étaient venues découvrir l'oeuvre réalisée à l'encre de chine et qui a nécessité quatre jours de travail complet. Pour tous ceux qui n'étaient pas présents, séance de rattrapage pendant les deux prochaines semaines, avant que le mur ne soit refait afin d'accueillir au mieux de nouveaux artistes.

Pour vous mettre l'eau à la bouche voici quelques photos.






samedi 31 janvier 2009

A l'unisson

Newspepper était dans les rues de Paris, jeudi 29 janvier, parmi les 300. 000 manifestants qui s'étaient réunis à Bastille dans une ambiance bon enfant. La preuve par l'image.
Petite sélection de photos...







lundi 26 janvier 2009

Comme un boomerang

La Cité de la Musique rend hommage à Serge Gainsbourg à travers une exposition qui lui est dédiée jusqu’au 15 mars 2009, à Paris. Elle retrace les va-et-vient de l’Homme à la Tête de chou à travers les genres et les mouvements artistiques.


« La chanson, c’est mon côté métier, le cinéma et les bouquins, mon côté artiste », affirmait Serge Gainsbourg. L’exposition qui lui est consacrée à la Cité de la Musique, à Paris, jusqu’au 15 mars 2009, traduit la personnalité multi facettes de l’Homme à la Tête de chou. Tour à tour peintre, auteur, compositeur, interprète, acteur, écrivain et réalisateur, Serge Gainsbourg est un artiste complet qui a su conjuguer les arts mineurs aux arts majeurs.


Kaléidoscope
Partitions, lettres, photographies, vidéos, sculptures, peintures, pour la plupart issus de la collection Charlotte Gainsbourg, permettent au visiteur de pénétrer dans l’univers Gainsbourg. Au gré des envies, les installations nous laissent vagabonder d’une époque à une autre, tout comme Gainsbourg pouvait le faire pour puiser son inspiration. L'expo est conçue comme un labyrinthe d'images et de sons. Le visiteur déambule entre une vingtaine de totems thématiques, de trois mètres de haut, qui affichent un mix de photographies et d'images audiovisuelles. Les écrans cathodiques et les miroirs plongent le public dans un jeu de lumières et de reflets onirique et kaléidoscopique qui renvoie d'une oeuvre à une autre.
En fond sonore, les voix de Jane Birkin, Régine, Bambou, Vanessa Paradis, Dani, Mireille Darc, Françoise Hardi ou encore Lulu finissent de poser le décor.
Perçu comme un visionnaire, on assiste tout au long de l’exposition, à l’évolution de l’homme à travers le temps. Chaque mouvement est source d’inspiration.

Les zigzags entre les objets personnels de l'homme, et la représentation des ses différentes inspirations offrent les éléments pour comprendre la perplexité et la richesse artistique du personnage. A l'image de la sculpture de l'Homme à la Tête de chou de Claude Lalanne qui l'inspire pour la réalisation d'un album complet du même nom, ou encore les différentes images d'archives de la charnelle Brigitte Bardot dans la scène mythique de Et Dieu créa la femme, ou des débuts de Jane Birkin dans Blow up. Sans oublier les différents mouvement musicaux- punk, reggae, jazz, hip hop- que Gainsbourg a su décrypter et se réapproprier pour être considéré, aujourd'hui, comme une icône.

Le voyage dans l'univers Gainsbourg s'achève tout normalement en musique. Nostalgique, le visiteur quitte les lieux avec une envie de replonger dans sa discographie. Voeu exaucé puisqu'une salle attenante, plus petite, épingle, sous vitrine, quelque trois cents pochettes d'albums et propose de réécouter les tubes qui ont fait la carrière de l'artiste aux multiples talents.

Gainsbourg 2008 - la Cité de la Musique
221, avenue Jean Jaurès, Paris XIX - Tarif : 8 euros

jeudi 22 janvier 2009

Du surréalisme au pop art

De Miro à Warhol. Le musée du Sénat propose une rétrospective, un peu trop brève, de la peinture contemporaine du 16 octobre au 22 février 2009.

L’exposition De Miro à Warhol au Musée du Luxembourg, qui se déroule du 16 octobre au 22 février 2009, retrace succinctement l’histoire de la peinture contemporaine à travers ses plus grandes icônes.

La scénographie s’articule autour de quatre grands thèmes le surréalisme, l’abstraction, le nouveau réalisme et le pop art. Magritte, Kandinsky, Villeglé, Klein, Liechtenstein, Warhol et Schnabel sont quelques uns des maîtres ès de la peinture contemporaine que l’on peut admirer au musée du Sénat. Tout au long des quatre salles, dédiées chacune à une époque, le visiteur découvre quelque soixante-dix œuvres issues de la collection Berardo du centre culturel de Belem, à Lisbonne.

Une exposition trop courte qui laisse frustré le novice comme l’amateur d’art. In fine, le sentiment de satisfaction, qui se manifeste normalement à la fin d'une exposition, laisse ici la place à celui d'un plaisir inassouvi. On est alors tenté de rebrousser chemin : des oeuvres nous auraient-elles échappé lors de la première visite ? Sans compter que l’arrivée directe au cœur de la boutique, pratiquement aussi grande que l’exposition elle-même, agace un peu. En clair, on attend plus de tableaux de chacun des artistes qui sont présentés, et surtout on espère contempler les œuvres majeures de ces grands noms de la peinture.

Exposition De Miro à Warhol, Musée du Luxembourg
http://www.museeduluxembourg.fr/
19, rue de Vaugirard – 75006 Paris
Tarifs de 6 euros à 12 euros.

Nicolas Pelluault, des idées plein la boîte…crânienne



À 27 ans, Nicolas Pelluault en avait assez de tourner en rond. Alors, en avril 2007, après cinq ans de bons et loyaux services pour Eurotextile packaging comme graphiste-designer, il démissionne pour se lancer dans l’aventure « S’il te plaît, dessine-moi une boîte ». Cette exposition itinérante dans toute la France consiste à customiser des boîtes, en PVC transparentes, aussi bien par des artistes professionnels qu’amateurs.



Amis et graffitis
« L’idée m’est venue alors qu’au travail, tout un stock d’objets, dont les boîtes, devait partir à la poubelle », se souvient le jeune Nantais. Entouré d’artistes aux horizons divers, et tous réunis autour de la customisation d’objets, le projet prend vie petit à petit. D’une trentaine de boîtes, l’exposition en compte 180 un an plus tard.

Acteur de la scène graff’ de Nantes et de Paris, l’artiste se tourne d’abord vers son cercle d’amis proches. Les amis des amis s’invitent, et même des artistes italiens, belges ou espagnols se greffent au projet grâce au site Myspace (www.myspace.com/pvcontent) consacré au projet.
« Cette expérience a été très enrichissante tant au niveau personnel que professionnel. J’ai rencontré énormément de monde issu d’univers différents qui ont contribué à élargir mon réseau pour de futurs desseins. Et j’ai dû apprendre à gérer bien d’autres aspects que celui du graphisme et du design, comme la dimension commerciale d’une exposition », sourit Nicolas.


Electron libre
Car ce passionné d’arts en tout genre est un jusqu’au-boutiste. Durant toute une année, il ne s’est pas arrêté de porter son projet. De Lille à Marseille, de Strasbourg à Nantes, en passant par Toulouse et Paris, le graphiste de formation s’est occupé de la communication, du montage et du démontage des expos et de tout l’aspect commercial. « Cette aventure demande beaucoup de ténacité et de rigueur. Il faut vraiment un moral de battant pour tenir », résume Nicolas. Il en impose par sa taille, 1,86 mètres d’énergie positive. Mais reste accessible grâce à une impressionnante décontraction et à un look streetwear : baggy et sweat-shirt customisés par ses soins.


Aujourd’hui, il compte mettre en suspens « S’il te plaît, dessine-moi une boîte » après la date toulousaine, fin septembre. Pour clore ce chapitre, il pense éditer un livre de recueil de photos de chacune des œuvres, accompagnés de textes, et des photos des vernissages de chaque ville. Mais le financement pose problème.


Côté professionnel, plusieurs choix s’offre à cet électron libre, le retour au graphisme comme freelance ou salarié ou l’ouverture d’un shop qui mixerait toutes ses passions : l’art, le design, la photographie, le graff’, le slam, autour de livres, d’objets et de rencontres.
« J’aimerais vraiment pouvoir mettre en place ce lieu. Je me suis rendu compte à travers mes déplacements que beaucoup de gens étaient en demande de ce type d’endroit. Il n’y a plus qu’à trouver les financements. »