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mercredi 9 décembre 2009

La Collective n°1

Depuis le 5 décembre et jusqu'au 24 décembre, la galerie Issue présente l'expo Collective n°1. Vous trouverez, sur les murs de la galerie de la rue Quincampoix, les toiles d'Alexöne, Collin van der Sluijs, Bitches in Control, Cless, Mokë, Ankhone, j'en passe et des meilleurs.






Galerie Issue
38, rue Quincampoix
75004 Paris

mardi 24 novembre 2009

Ich bin ein berliner !

A l'occasion des 20 ans de la chute du mur, Mynewspepper était à Berlin pour prendre le poul de la ville. Et votre webzine préféré vous donne un bon plan si vous souhaitez concrétiser la notion d'amitié franco-allemande le temps d'un week-end : l'Alternative Tour.
Tous les jours, un étudiant des Beaux-Arts vous emmène pour une petite virée dans Berlin underground où graffiti est roi...
Rendez-vous tous les jours à Alexander Platz, devant le Starbuck Coffee (pas très alternatif, je vous l'accorde !) à 11h00 et 13h00...
Une curry wurst en main et c'est parti pour découvrir des graff' d'une dimension inconcevable dans notre bonne vielle capitale française ! Le tour est free , alors profitez- en !!!

Voilà quelques oeuvres que vous aurez l'occasion d'admirer ...






Roubaix 's burning


La Grande Braderie de l'Art de Roubaix accueille, les 5 et 6 décembre prochain, 150 artistes internationaux à venir performer pendant 24 heures non-stop. Mynewspepper suivra tout particulièrement
une artiste en devenir et une très bonne amie, Lunkie.



Les 5 et 6 décembre prochain, l'art ne prendra pas de pause à Roubaix. Pendant vingt quatre heures non-stop, les 150 artistes internationaux sélectionnés sur dossier pour La Grande Braderie de l'Art s'activeront sous vos yeux ébahis dans un joyeux bordel de bruits et d'odeurs de colles et de peintures.
Le concept est né en 1991 de Fanny Bouyagui/ Art Point M. Inspirée de la tradition des braderies dans la région Nord et de la volonté de créer un lieu atypique où se mêlent les univers de chacun des artistes invités, elle crée il y a près de vingt ans ce rendez-vous, aujourd'hui, inconditionnel de la création.

Le maître-mot de la braderie : détourner et/ou recycler des objets, meubles ou vêtements de seconde main pour en faire des pièces de création unique, revendues ensuite entre 1 euro et 250 euros. Histoire de donner une nouvelle vie à ces objets et de pointer du doigt la surconsommation dictée par notre société.

Designers, graphistes, graffeurs, stylistes, accessoiristes sans oublier les "inclassables", tous s'armeront de leurs objets désuets pour leur redonner vie.
Parmi les 150 artistes internationaux retenus pour ce grand défi de la création, Mynewspepper souhaite faire un zoom sur Lunkie. La jeune illustratrice au doux accent toulousain s'est exilée en Asie pendant deux ans, dont un an et huit mois au Japon, pour se rapprocher d'une culture qui l'a toujours attirée. Son immersion japonaise lui a permis de collaborer à plusieurs reprises avec la chanteuse japonaise Immi et réaliser les pochettes de ses trois albums.

Elle vous donne rendez-vous au corner street-art graffiti pour un live painting vitaminé. Pour mieux connaître son univers n'hésitez pas à jeter un coup d'oeil sur son blog : http://lunkie.blogspot.com/.

Illustration sur papier de riz.


Lors d'un live painting au Japon.


Pochette du second album de Immi.

La condition Publique
14, Place général Faidherbe
Roubaix
http://www.labraderiedelart.com/

mercredi 14 octobre 2009

JR n'est pas si méchant...

JR réapparait et squatte des kilomètres de quai de Seine. Son projet Women are heroes, regroupe des photos de femmes à travers le monde qu'il a pris soin de coller sur les bords de Seine.




Vous vous demandiez bien ce que pouvaient faire tous ces gens avec leurs échafaudages et leurs longues perches, de jour comme de nuit, le long des quais de Seine ? Et bien c'était une opération made in JR. Depuis le 21 septembre, le photographe affichiste, accompagné d'amis et de bénévoles, mettaient en place l'expo Women Are Heroes.

Fidèle à l’objectif 28 millimètres, qui rapproche du modèle jusqu’à le rendre le plus expressif possible, JR photographie dans des zones post-conflictuelles et difficiles le portrait de femmes africaines, brésiliennes, indiennes, cambodgiennes, dont il souhaite partager les histoires douloureuses. Leurs portraits fleurissent en grand dans leurs pays d’origine, des toits des bidonvilles aux murs des favelas, rendant un hommage retentissant au rôle central de ces femmes et à leur dignité.

L’exposition de ces images dans les grandes villes occidentales – Bruxelles en mars 2008, Londres puis Paris en 2009 – vise à sensibiliser les populations européennes sur la condition de ces femmes et favorise la connexion, à travers l’art, de deux mondes trop éloignés.



Pour aller admirer l'oeuvre de l'artiste plus d'infos ci-dessous et sur le site Internet : http://www.womenareheroes-paris.net/fr


Exposition Ile Saint-Louis (3 octobre au 2 novembre) ouverte tous les jours 24/24h
Localisation des emplacements :

Pont Louis-Philippe, dans le sens du courant
Pont Marie, dans le sens du courant
Quai de Bourbon, du n°1 au n°55
Tout le Quai d’Orléans
Quai d’Anjou, du n°3 jusqu’à la fin
Hôtel de Lausun, 17 Quai d’Anjou
1/5, Quai des Célestins (Maison des Quais), façade sur la Seine.

Exposition Pavillon de l’Arsenal (3 au 23 octobre 2009) :
21, boulevard Morland – 75004 Paris
Métro Sully-Morland ou Bastille (lignes 1-5-7-8) et Autobus 87, 86, 67

Ouvert du mardi au samedi, de 10h30 à 18h30 et le dimanche, de 11h à 19h
Entrée libre






vendredi 4 septembre 2009

Un monde à Parr



Depuis le 30 juin, le photographe Martin Parr s'expose au Jeu de Paume, dans la Planète Parr, jusqu'au 27 septembre. Photographies, mugs à l'effigie de Margaret Thatcher, masques de Ben Ladden ou encore papier toilette imprimé à l'effigie de Saddam Hussein, le photographe partage avec nous son addiction.



Le Jeu de Paume a donné carte blanche au photographe britannique Martin Parr. Connu dans le monde entier pour son regard acerbe sur le monde, il a décidé de partager sa collection personnelle.

L'exposition commence par la présentation de nombreuses photos au signature des plus célèbres à l'instar de Robert Franck, Tony Ray-Jones, Franck Breuer, Tom Neville ou encore Garry Winogrand. Un éventail de prise de vues en accord avec la vision du monde du photographe de l'agence Magnum. Caustique, acerbe, tranchant, grotesque, autant d'adjectifs qui s'accordent à son travail et à celui de ses pièces de collection.

Après ces captures aux reflets de chroniques sociales, Martin Parr nous emmène sur sa Planète : celui de la collection d'objets. Cartes postales des quatre coins du monde, mugs à l'effigie de lMargaret Thatcher, biscuits Spice Girls, papier toilette Saddam Hussein, tapis représentant la catastrophe du 11 septembre, slip Barack Obama... Martin Parr est un collectionneur né et un amoureux de la culture pop.
Avec cette accumulation d'objets publicitaires, il affiche clairement la récupération par le merchandising du discours politique et de sa dissolution. Ce bibelotage s'imbrique logiquement dans son travail de photographe qui lui a fait rencontrer le succès : la mise en scène de sujets de société tels que la consommation, les loisirs, le tourisme, les transports de masse et le luxe.

Le luxe, qui s'affiche en grand format dans la dernière salle consacrée à l'exposition Planète Parr, puisque le photographe britannique y expose sa dernière série de photos intitulées Luxery. Il propose avec cette série une enquête documentaire sur la richesse à travers le monde. De Dubaï à Moscou, en passant par Miami, il pose un regard acide sur une population évoluant au sein d'univers bling-bling de foires d'art ou de courses hippiques tout en montrant du doigt le détail qui choque, le grotesque.
Cette série prend d'ailleurs une toute autre dimension dans un contexte économique marqué par la crise et l'appauvrissemnt de certaines populations.

Planète Parr Jeu de Paume Concorde Jusqu'au 27 septembre



mardi 7 juillet 2009

Born in the street

Dimanche, la Fondation Cartier organisait le vernissage de l'exposition Né dans la rue qui se déroule jusqu'au 29 novembre.

Pour entrer dans le temple de l'art contemporain il fallait posséder le sacro-saint sésame. Car dimanche, la Fondation Cartier fêtait le street art à travers l'exposition Né dans la rue, présente à la fondation jusqu'au 29 novembre.

De nombreuses personnes s'étaient données rendez-vous et cela quelque soit le style ou l'âge. Cette exposition vient confirmer la tendance que les cultures urbaines n'intéressent pas uniquement le microcosme des acteurs de cette scène graphique. Le street art sort de son carcan et s'élève dans la hierarchie des arts. Son dynamisme et sa créativité sont dorénavant reconnus par les grandes institutions d'art contemporain.

Né dans la rue se concentre sur les débuts de ce nouvel art qui a vu le jour à New-York dans les seventies. De nombreux documents d'archives sont compilés et attestent de la fabuleuse évolution qu'a connu le graffiti. Vidéos, clips, blackbooks, croquis, fresques, toiles des pionners sont présentés à l'instar de P.H.A.S.E. 2, Part One, Seen... Ils témoignent à travers des interviewes vidéo de leurs premières sorties, de ce que représente le graff pour eux et de son évolution. Car le graff fait parti du paysage culturel et a inspiré de nombreux autres domaines : arts plastiques, design, publicité...


Seule frustation pour l'amateur : l'interdiction de prendre des photos... Mais My Newspepper a réussi à flasher deux oeuvres exposées...




Né dans la rue - Fondation Cartier
261, Boulevard Raspail 75014 Paris
Entrée : de 4, 50 euros à 6, 50 euros
www.fondation-cartier.com


lundi 22 juin 2009

La Cigale à l'heure du graff'

Samedi 20 juin, La Cigale accueillait pour la première fois une vente aux enchères dédiées au street art et organisée par la maison Millon-Cornette de Saint-Cyr. Dans l'après-midi, la salle parisienne ouvrait grand ses portes au public histoire d'en mettre plein les yeux aux amateurs de la discipline.

290 oeuvres de 140 artistes venus des quatre coins du monde étaient exposés lors de la vente aux enchères proposées par la maison Millon-Cornette de Saint-Cyr à la Cigale. On a pu admirer entre autre Taki 183, Crash, Jean-Michel Basquiat, WK Interakt, Keith Haring, Futura, Seen, Martha Cooper, Bom-K, Henry Chalfant, Miss-Tic, Blek Le Rat, Speedy Graphito, Skki, Jay One, Dran, Colorz, Oeno, Nasty et même le très rare Bando !



Alors c'est vrai qu'il ne s'agissait pas d'une expo mais bien d'une vente aux enchères mais on regrette quand même un éclairage inadapté et une installation des toiles plus qu'aléatoire.

Quelques unes des meilleures pièces en image...




























vendredi 5 juin 2009

Ses tableaux sont en carton, pirouette cacahuète...

Jeudi 4 juin, la galerie Bailly, dans les beaux quartiers de la capitale, accueillait l'artiste toulousain Dran pour un vernissage.



Un public assez ecclectique s'est déplacé sur les quais Voltaire, à la galerie Bailly pour admirer le travail de Dran. L'artiste, issu de la génération graffiti, a su imposer son regard acerbe et critique à l'égard de la société de consommation. Il n'hésite pas à récupérer des codes, des symboles, des objets pour les détourner et obliger le spectateur à une réflexion poussée sur le mode consummériste.
Une grande partie de son travail consiste donc à se jouer des inscriptions et logos trouvés sur les cartons et à les associer à ses dessins percutants et plein d'humour.


La preuve en image...













vendredi 29 mai 2009

Alexander Calder, l'Homme de fer

Le centre Pompidou retrace les années parisiennes du grand maître sulpteur du 20e siècle : Alexander Calder. Avec quelques fils de fer et bouts de bois, l'américain a réussi à recréer tout un imaginaire d'enfant à l'image de son oeuvre magistrale Le Cirque Calder.

Du fil de fer, des morceaux de bois, des bouchons de liège... De ces quelques matériaux banals, le sculpteur américain Alexander Calder imagine tout un univers fait de magie et de rêve. Il réussit à faire ressortir, de chacun d'entre nous, notre âme de grand enfant. Avec une bonhommie loufoque, l'artsiste sculpteur partage ses délires enfantins en animant ses personnages.
A l'instar, du cirque qu'il construit, animé de dompteurs de fauves, de funambules et de trapézistes. C'est d'ailleurs lors de son exode à Paris, entre 1926 et 1931, qu'il compose ce qui représente son oeuvre la plus imposante et complète : le Cirque Calder.
Pensées dès le début comme mobiles, les figurines du Cirque sont dotées de ressorts et de ficelles qui permettent aux acrobates de se balancer d'un trapèze à un autre, d'éxécuter quelques pirouettes, et aux spectateurs d'admirer un cow-boy attrappant un boeuf au lasso.
Tout le travail du sculpteur repose ici sur les relations entre équilibre et déséquilibre. Ce qui relie son travail à sa double formation d'artiste-ingénieur.

Avec le recul des annés etaux vues des diverse représenatations données par Calder, on peut considérer cette création comme un des premiers exemples de performance, définie par la présence de l'artiste, l'improvisation des commentaires, l'enchainement des numéros et le choix des lieux de représentation autre que des théâtres. Le Cirque lui a offert une grande notoriété, que ce soit à Paris ou aux Etats-Unis, et lui a permis de rencontrer des grandes figures l'art moderne de l'époque : Duchamp, Miro, Léger...

Des figures contemporaines qui l'inspirent pour une série de portraits. Il croque comme un dessinateur peut le faire, les visages des grands noms de la politique, du sport, du monde des arts et du spectacle. Il immortalise d'ailleurs à travers une série de silhouette de danseuse la célèbre Joséphine Baker.

Les vidéos du sculpteur, travaillant face à ses modèles et diffusées lors de l'exposition, impressionnent tant Calder manie le fil de fer avec habileté et rapidité. Des caractéristiques qui sonttraditionnellement propres aux dessinateurs. Il offre avec cette série de portraits, des croquis en trois dimensions. Il se joue des volumes.

Alexander Calder, les années parisiennes 1926-1931
Centre Pompidou
du 18 mars au 20 juillet 2009

lundi 25 mai 2009

La Nuit du Street Art


La place Saint-Sulpice accueille les acteurs de la bulle street art. Galeries, magazines, collectifs d'artistes ont répondu présents au rendez-vous...


Aujourd'hui, sous un un soleil radieux, la place Saint-Sulpice, à Paris, accueille l'événement "La nuit du street art". Tous les amoureux et tous les acteurs de cet univers pourront se retrouver de 14 heures à minuit, ce soir, dans le 6e arrondissment de la capitale. L'occasion de se renncontrer entre afficionados des cultures urbaines et de promouvoir la discipline auprès du plus grand nombre.

Gérard Noirot et le collectif Shake Yourself, instigateurs de l'événement, ont invité pour la première édition des magazines et des éditeurs de ce microscosme à l'instar de Graffiti Art magazine, les Editeurs libres et Critères Editions, ou encore des collectifs comme 100 Pression et des artistes comme l'Atlas...

Toute la journée sera animée par des performances, des DJ set...

samedi 28 mars 2009

Flash sur le graff'

Alain-Dominique Gallizia, architecte français et fan de graff’ à ses heures perdues, a décidé d’exposer, au Grand Palais, les 300 toiles de graffeurs du monde entier pour inscrire cet art urbain et éphémère dans l’éternité.




« Le tag disparaît et le graff apparaît dans les galeries d’A.R.T spécialisées… », scandait Alliance Ethnik sur les bandes Fm, dans les années 90. Une dizaine d’années plus tard, la prophétie se serait-elle accomplie ?

La galerie sud-est du Grand Palais est squattée par la collection privée d’un grand amateur de cet art de rue, Alain-Dominique Gallizia. L’exposition, intitulée T.A.G., repose sur un concept de double unité : un format identique (une double toile horizontale de 60 x 180 cm) pour les 150 artistes à travers le monde qui ont participé au projet, et un même thème la signature à gauche et un sujet libre sur l’amour à droite.

L’architecte français a souhaité avec ce projet inscrire cet art éphémère dans l’éternité et afficher l’évolution, les différents courants et influences qui perpétuent le graffiti depuis les premières lettres inscrites sur les murs de New York dans les sixties. Des Etats-Unis au style old school avec Taki 183, en passant par les incontournables français l’Atlas, Alexone sans oublier la nouvelle vague venue de Corée avec Reach ou du Brésil avec Nunca, T.A.G. propose une palette comparative de cet art urbain sur plus de trois générations.

La rumeur souffle que quelques grands noms ont refusé de participer au projet rejetant le concept. Alors à vous de juger : reconnaissance du graff’ par les grandes institutions culturelles parisiennes ou perte d’identité de l’art né dans les rues ?

T.A.G, galerie sud-est du Grand Palais, Paris VIII
Du 27 mars au 26 avril2009
Tarifs : 5 euros et 3 euros en tarif réduit.







samedi 21 mars 2009

A fleur de peau

Après Marseille et plus de 30 millions de visiteurs à travers le monde, l’exposition Our Body, à corps ouvert, qui a fait couler beaucoup d’encre, s’installe à Paris, à l’Espace 12 Madeleine.

L’Espace 12 Madeleine accueille jusqu’au 10 mai l’exposition qui a déjà fait le tour du monde Our Body, à corps ouvert. Taxée de voyeuriste et d’immorale, l’exposition n’en finit pas de faire parler d’elle.
A l’idée d’entrer et de zigzaguer entre des organes et des cadavres d’hommes, la curiosité se mêle à l’appréhension. Quelle réaction va susciter la rencontre avec ces corps écorchés vifs ?

L’exposition se divise selon six grandes thématiques : le système musculo-squelettique, le système nerveux, le système uro-génital, le système digestif, le système respiratoire et le système cardio-vasculaire, qui mettent en relief chacun des organes concernés.
Chaque salle présente sous vitrine les organes, les muscles ou les os correspondant à la thématique exposée. Le tout « illustré » grandeur nature par les cadavres de Chinois dépecés et découpés afin de laisser apercevoir les fonctions anatomiques de chaque élément.
Ces corps ont été traités selon le procédé de plastination qui consiste à remplacer les fluides corporels et les graisses par de la matière plastique durcissante. Ce travail peut demander plusieurs milliers d’heures de travail pour un modèle.

Si le but affiché de Our Body, à corps ouvert est la pédagogie et l’accès à tous aux secrets de l’anatomie humaine via de vrais corps humains, il semble difficile d’imaginer une classe d’enfants de huit ans déambuler entre les corps humains dépecés ou coupés en fines tranches de deux centimètres de large.
Les informations dispensées sur le fonctionnement des organes au cours de la visite sont assez basiques. Et le doute est de mise quant à imaginer que ces notes informatives ont été ajoutées pour justifier d’une telle démarche artistique.

Car rappelons qu’une polémique existe autour de Our Body, à corps ouvert. Celle de la récupération des corps au sein des prisons chinoises sans l’accord préalable des prisonniers. Une rumeur à laquelle l’exposition fait face en indiquant dès les premiers mètres de la visite cette note : « Chacun des corps provient des universités, des institutions médicales chinoises et de dons de Chinois, dans le respect des lois en vigueur. »
Impossible pourtant d’appréhender la visite sans penser que ces corps mis à nus et exposés aux yeux de tous ne sont pas de simples mannequins qui n’ont peut-être pas choisis de faire la tournée des musées internationaux.
Difficile alors de regarder ces cadavres droit dans les yeux sans se sentir mal à l’aise.
Our Body, à corps ouvert, jusqu'au 10 mai
Espace 12 Madeleine, boulevard de la Madeleine
Tarif : 15, 50 euros

mardi 10 mars 2009

Des bijoux à croquer !





A l’occasion de la première vente privée de Mademoiselle Chef sur Paris, Mynewspepper est allé rencontrer celle qui est à l’origine de ces bijoux fantaisies : Marième Niang.
Pas de panique pour celles qui ne sont pas sur Paris, Mademoiselle Chef devrait bientôt avoir son propre site de vente sur Internet.



Commençons par le début, donne-nous des infos sur toi…
Pas évident de parler de soi ! Que dire, j’habite en région parisienne, je vais bientôt avoir 26 ans… Je suis diplômée d’un Master 1 d’arts plastiques et je puise mon inspiration dans l’univers kawaii c’est pourquoi je compte bien un jour me rendre au Japon ! Les expressionnistes abstraits m’inspirent également.
Plus qu’une artiste je me définis plutôt comme une créatrice. Je réalise des bijoux de façon régulière depuis près de deux ans maintenant, sous la marque Mademoiselle Chef.

Parle-nous de tes bijoux …
Ludiques, colorés, gourmands et chics sont les adjectifs qui les définissent le mieux. « La pâtisserie à la française » et les « dinos parades » sont les thèmes favoris pour mes collections. Sans oublier d’autres petites fantaisies annexes !
Je travaille essentiellement la pâte polymère et les métaux non précieux, mais de temps en temps, une petite perle un peu rare vient faire la différence.
A la base, il n’y a pas d’idée précise. Juste une envie de me faire plaisir et de faire plaisir aux gens avec un support autre que la photo ou la peinture.


Comment s’est déroulée ta première vente privée ?
Je suis satisfaite de cette journée (ndlr : samedi 7 mars 2009). Mon seul regret est de ne pas être assez surprise par mes clientes qui se tournent toujours vers les mêmes bijoux !
Ce format de vente est intéressant car il permet une proximité avec les clientes. Elles ont l’impression de faire partie d’un cercle privilégié, d’être chouchoutées.
Je pense en organiser une autre d’ici la fin du mois de mars ou début avril. Je prépare d’ailleurs de nouveaux bijoux à cet effet.


Tes projets à venir ?
Je travaille actuellement sur les maquettes de mon site Internet qui me permettra de vendre par correspondance mes bijoux. De Tokyo à L.A tout le monde pourra porter du Mademoiselle Chef !
Le but est d’élargir ma gamme est de toucher un maximum de monde, c’est pourquoi je réfléchis à une collection homme, mais rien est fait. Je ne souhaite pas faire n’importe quoi histoire de dire que les hommes, aussi, sont concernés par ce que je fais ! Les femmes sont déjà difficiles à satisfaire.




dimanche 22 février 2009

Focus sur LaChapelle

Le musée de la Monnaie rend la monnaie de sa pièce au célèbre photographe américain David LaChapelle, jusqu’au 31 mai. Au programme Star System, omniprésence du divin au quotidien, dénonciation de la société de consommation …

David LaChappelle dépoussière le musée de la Monnaie, à Paris, et s’installe dans les salons d’une des plus vieilles institutions françaises pour une expo rétrospective de ses œuvres jusqu’au 31 mai.
A travers les 200 photographies présentées, le public découvre la complexité de l’artiste pop par excellence, reconnu en 1996, comme le meilleur photographe de l’année par la revue française Photo ainsi que American Photo magazine.
Baroque, pop art, porno chic, David LaChapelle transcende les genres et se les réapproprie pour brosser un portrait caricatural et ironique de la société dans laquelle nous évoluons.

Star System
Pop, trash, surréaliste, flashy sont autant de qualificatifs qui peuvent décrire son travail. En 1982, alors âgé de 19 ans, il travaille pour Andy Warhol, rédacteur en chef à l’époque du magazine Interview, qui lui commande ses première photos de nus. Cette rencontre va le marquer définitivement.
Aujourd’hui, le photographe américain a shooté toutes les plus grandes icônes pop de leur époque : Madonna, Pamela Anderson, Marilyn Manson, Leonardo DiCaprio, Naomi Campbell, David Bowie, Tupac, Paris Hilton, Jude Law, Gael Garcia Bernal, Bjork, Uma Thurman, et la transexuelle Amanda Lepore qu’il présente comme sa muse. Ces visages médiatiques, il les met en scène de façon à faire passer un message.
A travers les thématiques Star Sytem ou Excess, LaChapelle exprime, sans jamais tomber dans le moralisme, l’aspect narcissique et exhibitionniste des personnages publics. Ou encore, il réinterprète le glamour en affichant, presque grandeur nature, les vices et obsessions des stars. Il aborde fantaisie et inclinaisons sexuelle, exhibitionnisme et attitudes violentes, indiquant ainsi comment les excès sont étroitement liés au désir d’assurance de soi-même.
La volonté du photographe de toucher un maximum de public l’inscrit également comme un artiste pop.

Divin
Il s’attaque aussi au consumérisme de masse. Il dépeint la course à la consommation avec un attachement effréné aux biens matériels ainsi que la chute des valeurs universelles telles que l’alliance entre le peuple et la piété à travers Deluge, dernière série de photos inspirées du déluge universel de Michel-Ange dans la Chapelle Sixtine. Un sujet qu’il avait déjà parcouru, fin des années 90, avec Consumption ou Accumulation qui dénoncent la recherche du bien-être par la volonté d’acquérir, de collectionner des objets de façon névrotique et qui mène à la perte de l’individu.

Aucun tabou ne freine celui qui a réalisé des clips pour Britney Spears, Gwen Stefani ou Christina Aguilera ou encore le film documentaire Rize sur le crump. Il s’autorise, avec Meditation, à parler de la présence à tout moment du quotidien du divin, et donc de la présence inéluctable de la mort.

Le style LaChapelle : zéro règle. Ne pas barrer le chemin de la créativité et s’autoriser à parler des sujets qui l’habitent. Il offre, au plus large public possible, le regard qu’il pose sur notre société en la mettant en scène de façon ultra chiadée et colorée. Il suscite via son imagerie personnelle du monde une réflexion sur notre comportement et nos aspirations.


Musée de la Monnaie,
11, quai de Conti Paris VI
L’exposition David LaChapelle est ouverte tous les jours de la semaine de 10h30 à 19h30
Nocturnes le lundi et vendredi jusqu’à 22h
Tarifs Entre 8 euros et 12 euros.

lundi 2 février 2009

The Dream is the Solution

Jeudi 29 janvier, à 19 heures, l'association le M.U.R accueillait Loeilpartoo et Sixo pour le collage de leur affiche de 8X3, à l'angle des rues St-Maur et Oberkampf, à Paris XI.

Une quinzaine de personnes étaient venues découvrir l'oeuvre réalisée à l'encre de chine et qui a nécessité quatre jours de travail complet. Pour tous ceux qui n'étaient pas présents, séance de rattrapage pendant les deux prochaines semaines, avant que le mur ne soit refait afin d'accueillir au mieux de nouveaux artistes.

Pour vous mettre l'eau à la bouche voici quelques photos.






lundi 26 janvier 2009

Comme un boomerang

La Cité de la Musique rend hommage à Serge Gainsbourg à travers une exposition qui lui est dédiée jusqu’au 15 mars 2009, à Paris. Elle retrace les va-et-vient de l’Homme à la Tête de chou à travers les genres et les mouvements artistiques.


« La chanson, c’est mon côté métier, le cinéma et les bouquins, mon côté artiste », affirmait Serge Gainsbourg. L’exposition qui lui est consacrée à la Cité de la Musique, à Paris, jusqu’au 15 mars 2009, traduit la personnalité multi facettes de l’Homme à la Tête de chou. Tour à tour peintre, auteur, compositeur, interprète, acteur, écrivain et réalisateur, Serge Gainsbourg est un artiste complet qui a su conjuguer les arts mineurs aux arts majeurs.


Kaléidoscope
Partitions, lettres, photographies, vidéos, sculptures, peintures, pour la plupart issus de la collection Charlotte Gainsbourg, permettent au visiteur de pénétrer dans l’univers Gainsbourg. Au gré des envies, les installations nous laissent vagabonder d’une époque à une autre, tout comme Gainsbourg pouvait le faire pour puiser son inspiration. L'expo est conçue comme un labyrinthe d'images et de sons. Le visiteur déambule entre une vingtaine de totems thématiques, de trois mètres de haut, qui affichent un mix de photographies et d'images audiovisuelles. Les écrans cathodiques et les miroirs plongent le public dans un jeu de lumières et de reflets onirique et kaléidoscopique qui renvoie d'une oeuvre à une autre.
En fond sonore, les voix de Jane Birkin, Régine, Bambou, Vanessa Paradis, Dani, Mireille Darc, Françoise Hardi ou encore Lulu finissent de poser le décor.
Perçu comme un visionnaire, on assiste tout au long de l’exposition, à l’évolution de l’homme à travers le temps. Chaque mouvement est source d’inspiration.

Les zigzags entre les objets personnels de l'homme, et la représentation des ses différentes inspirations offrent les éléments pour comprendre la perplexité et la richesse artistique du personnage. A l'image de la sculpture de l'Homme à la Tête de chou de Claude Lalanne qui l'inspire pour la réalisation d'un album complet du même nom, ou encore les différentes images d'archives de la charnelle Brigitte Bardot dans la scène mythique de Et Dieu créa la femme, ou des débuts de Jane Birkin dans Blow up. Sans oublier les différents mouvement musicaux- punk, reggae, jazz, hip hop- que Gainsbourg a su décrypter et se réapproprier pour être considéré, aujourd'hui, comme une icône.

Le voyage dans l'univers Gainsbourg s'achève tout normalement en musique. Nostalgique, le visiteur quitte les lieux avec une envie de replonger dans sa discographie. Voeu exaucé puisqu'une salle attenante, plus petite, épingle, sous vitrine, quelque trois cents pochettes d'albums et propose de réécouter les tubes qui ont fait la carrière de l'artiste aux multiples talents.

Gainsbourg 2008 - la Cité de la Musique
221, avenue Jean Jaurès, Paris XIX - Tarif : 8 euros